Produits comestibles à base de cannabis: moins d’intoxications d’enfants au Québec

Produits comestibles à base de cannabis: moins d’intoxications d’enfants au Québec

Consommer du cannabis comestible pourrait s’avérer dangereux pour les enfants. Une étude publiée aujourd’hui par le New England Journal of Medicine révèle que la légalisation du cannabis a provoqué une hausse des empoisonnements chez les enfants.  

L’étude recense 581 hospitalisations en 7 ans, les enfants empoisonnés ayant en moyenne 3 ans et demi. 

«Nos résultats suggèrent que les restrictions sur la vente de produits comestibles de cannabis visuellement attrayants et appétissants sont des considérations politiques clés pour la prévention», rapportent les auteurs de l’étude. 

Les friandises, le chocolat et les gâteaux sont des aliments alléchants pour les enfants qui ne savent pas qu’ils sont en fait en train de consommer du cannabis. 

Moins d’intoxications d’enfants au Québec

La décision du Québec d’interdire la vente de produits de cannabis mangeable pourrait avoir empêché plusieurs intoxications d’enfants québécois, comparativement à d’autres provinces au Canada, laisse entrevoir une étude publiée mercredi. 

Selon l’étude, les trois provinces qui ont légalisé les produits comestibles à base de cannabis ont enregistré une hausse des intoxications accidentelles chez les enfants de moins de 10 ans.

Le taux d’empoisonnement au cannabis a grimpé de 7,5 fois depuis la légalisation, alors que le Québec a connu deux fois moins d’hospitalisations liées à la consommation de produits à base de cannabis. 

Durant la période d’étude étalée sur 7 ans, il y a eu 581 hospitalisations chez les enfants, soit 53,9 % chez les garçons, alors que durant la période de légalisation en 2019, le taux des hospitalisations était 2,6 fois plus élevé. 

Après la légalisation par Ottawa de la vente de la fleur de cannabis séchée aux adultes à des fins non médicales, la vente de produits comestibles a été approuvée en 2020. Contrairement au Québec, l’Alberta, la Colombie-Britannique et l’Ontario l’ont autorisée. 

«Le but de l’étude était de voir comment ces hospitalisations pour empoisonnement au cannabis avaient changé après la légalisation du cannabis», a déclaré le Dr Daniel Myran, auteur principal de l’étude, à CTV News.

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